Clarence Gagnon, peintre de Montréal, a établi un lien entre l'Europe et le Québec après 1908, se consacrant à la peinture de paysages, surtout hivernaux, reconnus internationalement. En 1913, ses œuvres sont exposées à Paris, marquant un tournant dans sa carrière. À Charlevoix, il découvre des traditions artisanales et collabore avec des artisanes locales, bien qu'un projet de musée n'aboutisse pas. À partir des années 1920, il se concentre sur l'illustration de livres et sa carrière se termine tragiquement en 1942. Son héritage perdure à travers ses œuvres, reflétant sa passion pour les paysages québécois et les traditions artisanales.
Durant son séjour à Charlevoix, Gagnon découvre également des traditions artisanales qui connaissent alors un renouveau grâce au mouvement Arts and Crafts. Il collabore avec des artisanes locales en leur fournissant des cartons pour la création de tapis crochetés et s'investit dans un projet de musée des traditions artisanales, bien que ce dernier ne se concrétisera jamais. Néanmoins, la vie traditionnelle des habitants de Charlevoix sera immortalisée à travers plusieurs de ses toiles.
À partir du milieu des années 1920, Gagnon réduit sa production artistique pour se consacrer à l'illustration des livres « Maria Chapdelaine » de Louis Hémon et « Le Grand Silence blanc » de Louis-Frédéric Rouquette en 1929. Sa carrière se termine tragiquement lorsqu'il décède en 1942, à l'âge de 60 ans, des suites d'un cancer du pancréas. L'héritage de Gagnon perdure à travers ses œuvres, témoignant de sa passion pour la beauté des paysages québécois et des traditions artisanales