Cette légende qu’on utilise parfois pour faire peur aux enfants provient simplement d’une déformation linguistique. En effet, le mot d’origine était « Bone settler », mots anglais qui veulent dire ramancheur. Dans chaque village de nos campagnes, on trouvait un ramancheur, lequel avait apparemment la capacité de remettre en place les os déplacés, en plus de guérir certaines maladies. Celui qui possédait de tels dons était entouré d’une aura de mystère, rappelant un peu la sorcellerie, ce qui pouvait inspirer une certaine crainte, surtout auprès des jeunes enfants. En raison d’un environnement anglophone, on en est venu à traduire ramancheur par settler, pseudo traduction anglaise, et à l’usage, le bonhomme settler s’est transformé pour devenir le bonhomme sept heures d’aujourd’hui. Cette figure légendaire de l'imaginaire québécois est souvent évoquée pour inciter les enfants à rentrer chez eux avant la tombée de la nuit. Selon la tradition, ce personnage mystérieux se promène dans les rues à partir de sept heures du soir, capturant les jeunes qui osent rester dehors trop tard. Bien que cette légende puisse sembler effrayante, elle est généralement racontée avec humour dans les familles, servant à rappeler aux enfants l'importance de respecter le couvre-feu. Au fil du temps, le bonhomme sept heures est devenu un symbole des contes et légendes du Québec, illustrant la richesse de la culture locale et la transmission orale des histoires de génération en génération.